L’accouchement… pas si terrible que ça !
avril 28th, 2009Pendant des mois, on se prépare, on s’interroge, et surtout on angoisse à cette seule idée : je vais accoucher !
Pour ma part, j’avais un peu d’appréhension, mais finalement pas si énorme que ça, par rapport à d’autres mamans rencontrées, notamment aux cours de préparation à l’accouchement !
Du coup, le jour de l’accouchement, je suis arrivée assez sereine, de toute façon, il fallait bien qu’il sorte un jour ou l’autre, pas le choix !
En plus il a attendu 2 jours avant le terme pour venir, histoire de bien me faire patienter, et surtout le temps de bien commencer à cogiter sur ce moment si particulier dans la vie d’une femme.
Tout s’est déclenché donc le 23 mars 2009, vers 11h, après un examen d’une sage femme qui voulait vérifier mon col, ce qui a percé la poche des eaux ! Moment particulier que celui où la sage femme vous annonce que lorsque vous sortirez de la maternité ce sera avec votre bébé ! c’est quelque peu surréaliste.
J’appelle mon mari à son travail, pour qu’il vienne, car c’est lui qui avait mes valises dans sa voiture ! et surtout le dossier avec tous les papiers nécessaires, le seul jour où je le laisse dans sa voiture ! pratique !
On m’installe dans une chambre, il est 12h, j’attends, et je passe mon après midi à attendre les fameuses contractions. Les douleurs se font sentir, assez régulière, on fait un monitoring (ou machine qui raconte n’importe quoi) vers 16h pour voir mes contractions, et là, rien… pas de contractions à l’écran, alors que j’ai mal… Et là commence mon grand moment de solitude : si j’ai mal maintenant sans contraction, qu’est-ce que ce sera quand j’aurai de vrais contractions ?!?! bon mon col s’ouvre un peu, c’est que ça bouge quand même, OUF !
On me renvoit en chambre vers 20h, en disant à mon mari que ce serait pas pour tout de suite, qu’il peut rentrer si il veut, on le rappellera ! mais moi, j’ai toujours aussi mal… Il part, on m’apporte à manger, mais comment voulez vous que je mange avec ces douleurs du coup je grignotte plus qu’autre chose, et j’attends… les douleurs sont là, et la gentille sage femme (nous l’appellerons comme ça) voyant ma détresse, me propose un ballon, cet outil si formidable qui deviendra un de mes nouveaux meilleurs amis (il y en a eu quelques uns ce jour là). J’essaye donc de trouver une position qui me soulage, je rappelle la gentille sage femme parce que ça va pas fort, elle m’examine, et en effet mon col s’est à nouveau ouvert ! OUAIHHH !!! une bonne nouvelle !!!! quand je dis que c’est une gentille cette sage femme ! Du coup on rappelle mon mari, partit depuis 45 minutes à peine, pour qu’il revienne !
Lorsqu’il revient, je commence à vraiment avoir mal, on m’envoit donc en salle de travail (nom peu encourageant je trouve, QUOI, on va me faire bosser… pffffff).
Je découvre la pièce où je vais passer les prochaines heures, et le hasard veut que ce soit celle que nous avions visité en préparation à la naissance, chouette, les lieux me sont un peu moins inconnu ! On m’examine, ça travaille, je découvre la sage femme qui va m’accoucher, dont le nom est très facile à retenir pour moi, Mme Poivre ! (dans la salle à manger avec la matraque… ah non je m’égare…). Elle a l’air blagueuse, ça me plait bien !
On me met sous monitoring, et là commence la longue attente, interrompue toutes les 5 minutes par de très estétiques grimaces sur mon visage tout à fait frais… heureusement je peux compter sur le bras de mon homme pour tirer dessus, ça soulage un peu ! vers 0h00, mon autre nouveau meilleur ami, l’anestésiste, entre en scène, il me propose la péridurale, et là une phrase de ma gynéco me revient en tête : “lorsque l’anestésiste viendra, dites vous que les douleurs que vous ressentez seront multipiées par 2 ou 3 à la fin du travail”, du coup, une chose à répondre à sa question : “une péridurale, pourquoi pas…” ou plutôt dans la réalité des faits, moi avec la tête qui se secoue vivement de haut en bas avec des Oui Oui Oui à tue tête !
De nouveau une angoisse qui s’installe, il va venir avec sa grosse piqûre le vilain monsieur… ben j’ai rien vu moi, je lui tourne le dos à ce brave monsieur, du coup ben je sens rien, à peine un petit pic, à tel point que je dois lui demander confirmation quand il a fini… et 15 minutes plus tard, je comprends pourquoi il est mon nouveau meilleur ami ! parce que je sens plus rien, rien du tout !!! et du coup, on peut se reposer avant la grande finale !!! mon homme accompagné par le Professeur Layton, et moi qui m’ennuie à mourir ! et là on attend… Je suis 3ème sur la liste de départ des concurrentes, m’étant fait doublée par 2 autres futures mamans plus préssées que moi, du coup j’attends qu’elles aient terminés leur travail pour attaquer le mien. Nous avons même droit aux exclamations d’une d’entre elles.. peu rassurantes il faut bien le dire…
Rappelons que pendant tout ce temps, le monitoring (machine qui raconte n’importe quoi je vous le dis) n’enregistrais toujours pas de contraction, alors que j’étais en fin de travail… pfff vive la technologie…
Quand mon tour est enfin arrivé, mon ennemi la douleur commençait à repointer le bout de son nez, mais heureusement mon nouveau meilleur ami est revenu régler ce problème !
Mme Poivre a refait son apparition, pour pofiner les derniers préparatifs, et entrer dans la phase la plus sportive de cette nuit ! la poussée ! car oui, c’est un vrai sport ! Et après une séance de 50 minutes de ce sport, il est arrivé, avec l’aide de Mme Poivre, dans la salle de travail, avec la ventouse, sous l’oeil avisée du médecin de garde, Mme Cosinus (ça s’invente pas des trucs comme ça !).
Notre petit Jérémy est donc arrivé à 3h56… après une nuit quelque peu agitée !